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« Moi », la conscience et le libre arbitre

Publié par Être heureux, tout simplement! sur 1 Mars 2011, 20:36pm

Catégories : #Style de vie et vie pratique

Dans un superbe article Deric Bownds défend l’idée que le « Moi » n’est qu’une illusion, mais une illusion ayant un impact déterminant

 

Sachant qu’il faut une demi-seconde pour qu’une perception atteigne la conscience, que pendant ce temps différentes réactions ont pu être activées, que les réactions motrices ont été lancées en parallèle avec les pensées (ces dernières ne peuvent donc causer les mouvements réactifs), croyez-vous toujours que vous disposez d’un libre arbitre (« Free Will ») ?

La question du Free Will est récurrente en psychologie : toute explication psychologique ou biologique du pourquoi d’un comportement est une réduction du degré de liberté, si tout est explicable, alors le libre arbitre n’existe pas ! Pourtant chacun ressent plus ou moins fortement l’impression d’avoir son libre arbitre, chacun est persuadé qu’au moins certains de ses choix sont conscients, c’est-à-dire qu’ils auraient pu être autres sur une décision consciente.

Beaucoup croient d’ailleurs que l’existence du libre arbitre est nécessaire pour fonder la justice : peut-on condamner quelqu’un pour quoi que ce soit s’il n’a eu aucune liberté dans ses actes ? Bien sûr, cet argument ne tient pas : si aucun criminel n’a eu la moindre liberté dans ses actes, alors ceux qui l’ont jugé n’ont pas eu plus de liberté dans leur condamnation. Si tout est programmé, alors la justice telle que nous la pratiquons est programmée aussi.

Pourtant, s’il apparaît que notre dernier choix n’était pas conscient, l’analyse que nous pouvons en faire consciemment aura un impact sur les prochains choix que nous ferons, la preuve en est l’efficacité de certains traitements basés sur la parole, qui ont les mêmes impacts biologiques que des traitements médicamenteux. En d’autres termes : même si ce n’est pas la conscience qui décide de nos actions, le travail qu’elle fait a posteriori (post-rationalisation) modifiera notre organisation cérébrale et aura un impact sur les actions futures. Bien sûr, ça n’implique pas nécessairement que le libre arbitre existe, juste qu’il y a la conscience dans la boucle de décision.

Dans un superbe article [1], Deric Bownds (l’auteur de The Biology of Mind [2]) détaille et explicite ces différents points. J’en traduis ci-après trois courts extraits, l’article entier est à lire.

Extraits

Après avoir rappelé que le déclenchement d’une action est indépendant de celui de la pensée qui la justifiera (les deux se lancent en parallèle, pour gagner du temps), il remarque que notre conscience ne peut qu’arrêter une action engagée [3] :

Il se peut que nous, c’est-à-dire notre nous conscient, n’avons pas tant de « Free will » (libre arbitre) que de « Free Won’t »

 

Cela ne signifie cependant pas que cette conscience de nous-même est inutile, qu’elle n’a aucun impact. Il remarque [4] :

Une des plus étonnantes démonstrations de ce point [l'impact] vient de la comparaison entre le traitement des TOC (Troubles obsessionnels compulsifs, comme l’obsession de se laver les mains, ou d’autres activités répétitives de précaution) par une thérapie ou par des médicaments. Quand les patients, au moment où ils ressentent l’urgence de démarrer le comportement, réussissent à se convaincre que « ce n’est pas eux, c’est juste une part de leur cerveau qui ne fonctionne pas », l’imagerie a montré les mêmes changements dans l’activité de leur cerveau que ceux causés par les médicaments. Vous ne pourriez demander une démonstration plus directe de l’efficacité et de l’utilité d’avoir un type humain de conscience.

 

Et vers la fin de l’article il synthétise [5] :

Donc, que penser de notre expérience subjective d’une volonté consciente ? Pourquoi pas l’analogie du tableau de bord d’une voiture, ou d’un compas de navire ? Est-ce qu’un compas dirige le bateau ? D’une certaine manière, oui, parce que le pilote y fait référence pour déterminer quels ajustements de route doivent être faits… une idée est que la volonté consciente est comme le compas du navire, le résultat d’un système interprétatif, un mécanisme de perception du trajet qui note nos pensées et actions et répond avec « je le voulais » quand les deux s’accordent.

 

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