Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Suivez ce lien-ci dessous svp!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Suivez ce lien-ci dessous svp!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Veillez vous diriger au www.lapenderiedemarie.com


La solitude: l'art de l'isolement des êtres (partie II)

Publié par Être heureux, tout simplement! sur 22 Février 2011, 03:48am

Catégories : #Style de vie et vie pratique

couplel'évolution des mœurs

 

Le mariage n'est pas une solution à la solitude, contrairement à ce que
certains continuent de penser. D'autant moins que l'institution du mariage
traverse une crise : l'évolution des mœurs qui favorise une plus grande liberté
de l'individu paraît être aussi un facteur de solitude.

 

Ce qui apparaît comme un progrès sur un plan engendre souvent de nouveaux
problèmes à d'autres niveaux. Le nombre de divorces augmente. Et plus
spécialement chez les jeunes. On peut interpréter les statistiques d'une manière
positive : cette révolution représente, en effet, un progrès vers l'autonomie de
l'individu, vers la libération des contraintes imposées par la société. Mais,
par ailleurs, le prix à payer est celui de l'insécurité et de la
solitude.


Il y a beaucoup à dire sur le célibat en rapport avec
la solitude. Le célibat, autrefois considéré comme marginal, est maintenant de
plus en plus accepté dans notre société 
- et doit l'être, du reste - comme une façon normale de vivre : un état qui entre désormais dans
la norme élargie. Le célibat, au sens large, comprend aussi les divorcés
qui se retrouvent le plus souvent dans une situation comparable à celle des
célibataires. Il demeure qu'un très grand nombre de célibataires acceptent mal
l'isolement qui découle de leur état; un isolement qui augmente au fur et à
mesure qu'on avance en âge. Des recherches démontrent clairement que, dans la
majorité des cas, l'état de célibataire est associé à la solitude.

 On constate qu'il y a, dans la société actuelle, une insuffisance de
structures de rencontres. C'est pour répondre à ce besoin que sont nées
des entreprises aussi diverses que nombreuses : les clubs de rencontres, les
agences matrimoniales - sans
oublier l'usage, à cette fin, des annonces classées. Ces entreprises répondent à
un besoin véritable. Leur prolifération est un phénomène caractéristique de
notre époque. Même s'il s'en trouve qui ne font qu'exploiter le malheur des
autres... Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la clientèle de ces nouveaux
médias est relativement jeune. Ces agences ne s'adressent plus, comme c'était
souvent le cas autrefois, à des laissés pour compte, à des
incasables...

 

 La formule du mariage scientifique repose le plus souvent, en fait, sur
les vieilles lois de l'homogamie (la règle veut que
les semblables s'attirent : être de même culture, du même milieu, de la même
classe sociale...)
afin de prévenir les risques d'échec,
respectant ainsi les vieilles normes traditionnelles, à quoi s'ajoutent
toutefois des informations d'ordre psychologique sur le
partenaire.


Ce qui revient à dire que ces nouvelles
structures de rencontre permettent, en fait, le plus souvent, de retrouver celui
ou celle qui aurait pu être autrefois le fils ou la fille du voisin et de savoir
sur votre futur(e) ce que ses frères et sœurs n'auraient pas manqué de vous dire
le jour des noces.

 


Peut-être y a-t-il une réserve à faire à
propos de ces entreprises, qui découle d'études dont Vance PACKARD fait état
dans Le sexe sauvage : les agences et les clubs attirent "plus
spécifiquement les perfectionnistes, les esprits trop critiques, les
intolérants, les inflexibles, ceux qui attendent trop des autres et sont, par
conséquent, isolés et solitaires."

 

vaincre la maudite de l'extérieur

 

La solution à l'isolement se trouve chez l'individu lui-même : dans sa
capacité de communiquer. À l'Ère des Communications, nous savons de moins en
moins communiquer au plan interpersonnel. Du fait de la complexité des
structures de la société.

 

Certains chercheurs préconisent le développement et la stimulation chez les
individus de notre capacité de communiquer.  Une formation à la
communication
leur paraît indispensable pour survivre dans notre société, au
même titre que l'éducation sexuelle est devenue nécessaire. Le programme
comprendrait de la psychologie (autre chose que l'étude du conditionnement des
rats), de la sociologie, de la dynamique de groupe, une initiation aux
techniques de communication et à l'échange verbal, une information sur les
problèmes du couple, etc. Ces chercheurs pensent qu'avec un certain bagage
d'informations sur la communication, les êtres auraient moins de mal à sortir de
leur isolement. Il s'agirait, pour un système d'éducation renouvelé, de préparer
les individus à se prendre en charge plutôt qu'à être pris en charge...

 

Certains s'étonneront de ce qu'il faille aujourd'hui tout apprendre, y
compris la communication interpersonnelle... "Autrefois", diront-ils...
Ce qui est tout à fait exact : autrefois, l'individu était soutenu, orienté,
voire dirigé par les structures sociales; il épousait le plus souvent le fils ou
la fille du voisin. Mais aujourd'hui, la fille du voisin, ou son fils, ne parle
pas toujours la même langue, met souvent des épices étranges dans son riz, quand
il (elle) ne porte pas un anneau dans le nez...

 

Il paraît de plus en plus évident que nous devrons revenir au concept de la
famille, comme solution à plusieurs de nos problèmes, dont celui de la solitude.
Je ne pense pas ici à la famille restreinte, dite "nucléaire". Mais à un modèle
élargi de la famille.

 

Nous devons, à notre époque de changement, revendiquer le droit de vivre
autrement.
Le droit de vivre à deux, sans former un couple, à trois, à
quatre : de créer des communes, des centres de vie communautaire...

 

La famille élargie, c'est la famille choisie par affinités. Ce
pourrait être aussi une façon d'atténuer la ségrégation des âges : les enfants,
les adultes, les vieillards redécouvriraient le plaisir de communiquer.

 

Nous sommes à une époque d'essais et d'erreurs. À une époque où
les modes de vie qui s'écartent de la norme étroite sont non seulement
possibles, mais nécessaires. Puisque notre civilisation est en train d'éclater
et que nous devons en inventer une nouvelle.

 

Mais, bien souvent, des expériences qui pourraient être pleines
d'enseignement suscitent de la méfiance, voire de l'hostilité. Nous devons
tendre à une plus grande ouverture devant des modes de vie différents : accepter
que d'autres vivent autrement, dans le respect de la liberté individuelle. C'est
dans la diversité des modes de vie, je dirais même dans l'éventail le plus vaste
possible des modes de vie, que certains pourront trouver une solution à leur
solitude.

 

Il y a en nous une grande résistance au changement. Nous devons reconnaître
le droit de vivre autrement à ceux qui cherchent des solutions en dehors de la
norme.

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents