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Faut-il ou non se défouler ?

Publié par amourjean@gmail.com sur 30 Mars 2011, 01:14am

Catégories : #Style de vie et vie pratique

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQRiKJzsLImxNrc2Bt4MI8dZcvA1BwbaL62hVR29oZK5mp3pqKHOui, car pleurer, crier en thérapie, c’est redonner la parole au corps, répond la psychologue. Non, inutile de taper sur un coussin, c’est pire après, objecte le psychiatre. Une polémique toute en nuances.

 

Pour : Isabelle Filliozat

 

Psychologue clinicienne, psychothérapeute certifiée en analyse transactionnelle et PNL, elle est l’auteur de sept livres, dont Que se passe-t-il en moi ? (Lattès, 2001), Au cœur des émotions de l’enfant (Lattès, 1999) et L’Intelligence du cœur (Marabout, 1998).

« Une gymnaste pleure. Depuis qu’elle est tombée, paralysée par la peur, elle ne peut plus réaliser sa figure favorite. Je l’aide à sentir son émotion, à laisser cette dernière parcourir son corps. Nourrie par une respiration ample, la réaction physiologique naturelle se réveille. Trois grands cris sortent de sa gorge. Quelques minutes plus tard, elle exécute sa figure gymnique sans problème.

Depuis qu’Anne a pu ressentir et vivre les émotions liées au viol subi dans son enfance, son herpès génital a disparu. Un nœud au ventre présent depuis plus de vingt ans qui disparaît en quelques minutes. Une panique de parler en public qui s’évanouit en quelques hurlements. C’est si simple de redonner la parole au corps. Pourquoi se priver d’un tel outil de réparation ? Pourquoi avoir peur d’exprimer ? C’est si bon de crier, de faire du bruit, de rire à gorge déployée, de pleurer à gros sanglots ! C’est si bon de se sentir vivant.

L’émotion est un processus physiologique. La nature nous en a dotés pour notre plus grand bien. Nos émotions ont pour fonction de nous préparer ou de réparer notre organisme. La décharge fait partie du processus de libération. Inhiber l’expression d’une émotion, c’est bloquer une réponse physiologique de l’organisme, c’est conserver la tension.

Faut-il donc toujours pleurer ses détresses, crier ses terreurs et manifester bruyamment ses colères ? Non, seules nos émotions “naturelles” sont à exprimer. Or, 80 % de nos réactions émotionnelles ne sont que des sentiments parasites. Ce sont des émotions emmêlées, des blessures non guéries de l’enfance, des sentiments écrans de nos émotions véritables.

Beaucoup d’entre nous ont du mal avec leurs émotions, parce que la société nous invite à les réprimer depuis notre plus jeune âge. Elles sont coincées en nous depuis si longtemps que nous avons peur qu’elles ne détruisent tout autour de nous si nous les laissions affleurer. C’est un fantasme de tout petit enfant.

Il ne s’agit pas d’exprimer n’importe quoi, n’importe comment. La décharge qui libère est celle qui a du sens parce qu’elle est entourée de mots.

Aujourd’hui, il existe en psychothérapie de multiples approches. A chacun de sentir la route qui lui convient le mieux. Pour ma part, j’aime celle de la décharge émotionnelle parce qu’elle est simple, naturelle et belle. Je l’utilise encadrée par d’autres techniques et outils.

Contre : François Lelord

Psychiatre spécialisé dans le conseil en ressources humaines, il est notamment l’auteur de Liberté pour les insensés (Odile Jacob, 2000) et des Contes d’un psychiatre ordinaire (Odile Jacob, 1993).

« Vous vous sentez tourmenté par des émotions sans rien en laisser paraître. Peut-être regrettez-vous de n’avoir pas suivi une thérapie de groupe où les participants expriment leur colère rentrée en hurlant et en frappant des coussins, ou éclatent en sanglots en évoquant leurs blessures passées, “libérant” leurs émotions sous l’œil bienveillant du groupe. Cette vision des émotions comme un trop-plein qu’il faut savoir évacuer de manière explosive a été longtemps prédominante en psychologie.

Mais des études récentes montrent que cette “vidange émotionnelle” (“emotional venting”) n’est pas aussi bénéfique qu’on le croyait. Lorsqu’on demande à des sujets d’exprimer bruyamment leur colè-re en criant et en frappant, ils se sentent encore plus en colère après l’expérience, sont plus irritables, et leur tension artérielle est plus élevée. Leur demander de pleurer en évoquant un événement triste aboutit à un résultat similaire : ils sont plus tristes et plus perturbés que ceux à qui on a simplement demandé de raconter l’événement sans exiger qu’ils se laissent aller aux pleurs.
La théorie de la “vidange émotionnelle” oublie que nos émotions ont une fonction capitale de communication avec autrui. Exprimer une émotion de manière adaptée, c’est faire en sorte qu’elle nous aide à résoudre un conflit ou à améliorer notre relation à l’autre.

Plutôt que de vous défouler contre un coussin, entraînez-vous plutôt à exprimer votre colère au moment où l’on vous contrarie, en la dirigeant contre celui ou celle qui cause votre ire. Et arrangez-vous pour que votre colère ne soit pas insultante ou trop accusatrice, afin de laisser la place, plus tard, à une résolution du conflit qui vous évitera d’autres colères.

De même, sangloter à chaudes larmes en solitaire risque de vous abattre encore plus. Essayez plutôt d’exprimer votre tristesse face à un interlocuteur bienveillant et capable d’exprimer sa compassion. Les larmes ont une fonction d’appel à l’aide et s’apaisent par la consolation. Les laisser couler dans la solitude ou face à des gens indifférents ne vous aidera pas.

En conclusion, savoir exprimer nos émotions, ce n’est pas les “vidanger” après coup, mais les exprimer au moment où elles surviennent, en tenant compte de la situation et des interlocuteurs. Ni rétention ni explosion, mais un acte de communication par lequel elles nous aideront à mieux trouver ou défendre notre place au milieu de nos semblables. »

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